Je marchais dans un couloir sombre, ce même couloir que je retrouve presque tous les soirs. Je marche doucement, avec comme un présentiment qui me dit que je suis en danger, mais néanmoins, j'avance. Je me retourne. J'ai cru entendre un bruit, je pense qu'il me sera impossible de retourner en arrière.
Je continue d'avancer lorsque j'entends des voix qui semblent se disputer. Je m'arrête devant la porte d'où semblent sortir les voix. J'ai beau me concentrer, même en collant mon oreille à la porte je n'arrive pas à saisir le sujet de leur discorde.
Soudain j'entends mon nom et je me retrouve plaqué au sol.
J'ouvre les yeux brutalement pour les refermer immédiatement à cause de la lumière. Bon sang, je commençais à en avoir marre de ce foutu rêve. Bref, je me mis en tailleur sur mon lit et chercha mon paquet de cigarettes sur ma table de chevet...lit...table de chevet...chambre...gné ?! mais je n'étais pas dans ma chambre !!!
« - hé mais qu'est ce que ça veut dire ça !
je commençais serieusement à paniquer. Pourquoi n'étais-je donc pas dans ma chambre, pourquoi étais-je dans une salle comparable à une chambre d'hôpital ? et c'est là que la soirée d'hier me reveint en tête.
Le bar, l'arrière coure, la bagarre, et les trois inconnus, mais après, trou noir.
C'est à ce moment là qu'entra Jim.
-mais qu'est ce que tu fiche là toi ! m'exclamais-je
-je vois que tu es de bonne humeur, fit-il en faisant comme s'il ne m'avait pas entendu crier.
-Je pensais que tu poserais cette question pour toi, continua-t-il tout en avançant dans la pièce et en fermant le rideaux.
-rien ne t'empêche d'y répondre.
Il s'arrêta net, pivota sur lui même pour se tourner vers moi. Son regard était apaisant, tellement apaisant. Après tout, peut-être que l'ivrogne d'hier avait raison, cela n'est peut-être pas naturel.
Il baissa la tête, souffla comme pour se concentrer, puis me regarda droit dans les yeux. Et là, je me rendis compte, qu'il avait les yeux bleus. Je n'avais jamais fait attention à Jim auparavent. Pourtant, s'était un bel homme. Il avait les cheveux chatain-gris foncé qui faisaient des anglaise qui lui arrivaient aux épaules. Ses cheveux étaient si soyeux qu'ils brillaient même avec le peu de lumière qu'il restait dans la pièce. Il était un peu plus grand que moi, environs une dizaine de centimètres, il avait une corpulence normale et des bras, en aparence, pas très musclé, mais on sentait chacun de ses nerfs prêts à fonctionner et à actionner chacun de ses muscles.
Il me regardait droit dans les yeux d'une façon qui sembla me transpercer.
-je ne pense pas être la personne la plus qualifié pour t'en parler.
-Peu importe, je veux savoir.
Il hésita, puis commença.
-et bien, en faite, nous somme une sorte de...dérivé de la race humaine.
-j te demande pardon ?!
-laisse moi finir !
-pardon...
des humains surpuissants, des dons et maintenant des dérivés de la race humaine ! qu'est ce que se sera après ?
-il faut que tu sache que...nous avons tout des humains, notre cerveau marche de la même façon, nos organes aussi...nous somme juste...améliorés en quelques sortes. Nous avons une musculature égale à celle des humains sauf qu'elle fonctionne mieux, nous avons les mêmes sens que les humains, ils sont juste plus développés, nous sommes également doté d'un instinct de survit beaucoup plus développé. Tu suis ?
Voilà qui expliquait ces dons gigantesques que ces inconnus effectuaient.
-jusque là on va dire que oui. En gros tu es en train de me dire que...nous ?
il aquiessa
-nous sommes en quelques sortes, des humains plus évolués ?
-tu as tout compris. Fit-il tout sourir.
-et le fait que tu arrive toujours à calmer les gens en colère ça vient de là ou c'est naturel chez toi ?
-tu as remarqué alors, dit-il amusé. Nous en venons donc au plus important. Chacun d'entre nous possède un caractère, ou une particularité si tu préfère, qui ressort plus que les autres. Moi c'est mon charisme et la persuasion dont je suis capable de faire preuve pour convaincre les gens de m'écouter.
-oh, et l'abruti que j'ai envoyer valser contre un mur, son « don » c'est d'énerver les gens ?
il eu un rire légers et franc, qui me remit de bonne humeur.
-quoi ?
-rien, je n'imaginais seulement pas que ta rencontre avec lui te marquerait à ce point.
-non tu crois ?
-bref, pour répondre à ta question, Ben est un cas à part. c'est le seul, du moins que nous connaissons, qui possède plusieurs dons.
-ah bon ?
-oui, en faite il a la particularité de réussir à se camoufler mieux que n'importe qui. Ainsi, il a réussit à te faire croire qu'il était vieux, ivre et qu'il était juste venu se rincer l'½il, et toi, tu a marcher.
-mais...quel âge a-t-il ?
-à peine 19 ans.
QUOI ?! comment est-ce possible ?!
-ne fais pas cette tête là, me dit-il prêt à exploser de rire.
-mais...mais...
-je vois...bref, ensuite, il possède également le dons très utile de voir si les gens appartiennent à note...race.
Race. Ce mot provoqua des frissons qui remontèrent le long de mon échine. J'appartenais donc à une « race » d'humains...superieurs.
-c'est comme ça qu'il à su que tu étais des nôtres...ça ne va pas ?
je ne répondis pas. je tremblais de tout mes membres, j'avais des sueurs froides, puis chaudes, des frissons. Je n'avais pas froid, je n'étais pas malade non plus. Cela faisait seulement plus de 24h que je n'ai pas eu ma dose de coke.
Je distinguais malgrés mes yeux qui se révulsaient, Jim qui me regardait inquiet. Je le vis s'approcher de la porte et appeler quelqu'un. Je commençais à avoir des mot de ventre et des convulsions. Il m'en faut, pitié donnez m'en s'il vous plait.
Je vis quelqu'un entrer, une femme, certainement celle d'hier.
-mais qu'est ce qui ce passe ici ?! fit une troisième voix.
Je reconnu la voix du dit Ben. Il me redressa légèrement pour que mon visage soit en face du sien. Mauvais, très mauvais. J'essayais de le pousser, mais il me tenait fermement. Tant pis pour lui.